Les rencontres généalogiques 04/05 initialement prévues en 2020 et reportées à maintes reprises pour cause de COVID-19 ont eu lieu le vendredi 24 juin 2022 à Briançon.

Cette date a été fixée en concertation entre Stéphane Huron, président de l’Association Généalogique des Hautes-Alpes (AGHA), Jean-Paul Berbeyer, président du Cercle Généalogique des Alpes de Haute-Provence et Arnaud Gangneux, archiviste de la ville de Briançon.

Une trentaine de membres de ces deux associations ont répondu présent à l’invitation, heureux de se retrouver et de renouer avec la tradition de visites annuelles entre nos deux associations.

La matinée a débuté par la visite des Archives de Briançon situées dans le même bâtiment que la médiathèque du 15/9.

Les participants ont pu constater que les archives sont rangées dans des locaux très modernes, adaptés et répondant pleinement aux normes de conservation de tous les documents, depuis ceux du fonds ancien concernant des documents précieux comme la charte des Escartons de 1343 [1] jusqu’aux documents les plus actuels qui se doivent d’être conservés aux Archives Municipales.

Les explications fournies par Arnaud Gangneux ont permis de connaître tous les aspects du travail de l’archiviste d’une ville comme Briançon.

À la suite de cette visite, les participants se sont regroupés dans la salle Émilie Carles de la médiathèque où ils ont été rejoints par Catherine Valdenaire, adjointe à la culture de la ville de Briançon.

Cela a permis à Stéphane Huron de lui remettre les travaux de généalogie réalisés par les membres de l’association Généalogique des Hautes-Alpes qui s’est donné pour tâche de lire, informatiser et dresser les tables de tout l’état civil de la ville. Nous avons ainsi pu donner les relevés informatisés des actes (Mariages, Naissances, Décès : soit 16 205 actes) concernant la population de la ville de Briançon de l’an XI jusqu’à l’année 1862.

Briançon était une ville de garnison. Il y eu des passages de troupes incessants  ; le flux de soldats venants de différentes régions ou pays surtout pendant le Premier Empire, soldats blessés, prisonniers de guerre puis conscrits réfractaires détenus au Fort des Trois Têtes. D’où nombre de mariages avec des étrangers à la région et même certains prisonniers Anglais, le décès de beaucoup d’entre eux originaires de toute la France, d’Europe et de plus loin encore ont été notés sur les registres d’état civil donnant bien des difficultés au lecteur pour envisager une lecture cohérente afin d’aider aux recherches futures.

Cette matinée s’est terminée autour du verre de l’amitié avant de prendre la direction du restaurant prévu pour le repas de midi.

L’après-midi, les généalogistes se sont réunis dans la cité Vauban où les attendait Denis Vialette, animateur passionné et passionnant du projet scolaire «  Horloges d’Altitude  » pour une visite du chantier-école de la collégiale, cher à Gérard Celse, professeur de génie civil du lycée de Briançon. De très nombreux sujets ont été abordés et illustrés au cours de cette visite très originale : histoire horlogère et campanaire de la collégiale, cadrans solaires, cadrans d’horloge à une ou deux aiguilles, fondeurs de cloches briançonnais Vallier et Gautier, etc. Le clou de cette visite a été l’ascension de la tour sud-ouest, déjà restaurée, où oscille majestueusement un pendule de Foucault. Dans les combles les généalogistes ont pu découvrir la magnifique charpente, des restes du système horloger de 1719 et une horloge binaire monumentale, avec son et lumière, réalisée par des élèves et des étudiants du Lycée d’Altitude.

De l’avis de tous les participants, cette journée à Briançon a connu un véritable succès grâce à la qualité des intervenants et à la richesse du patrimoine local.

Notes :

[1La commune de Briançon obtient du Dauphin Humbert II de Viennois une sorte d’indépendance : exemption de redevances, liberté de la personne et des biens, liberté de réunion, élection des représentants contre un don de 1200 florins et une rente perpétuelle. Elle ne relève pas du régime seigneurial qui devient régime communal. L’original de 1343 est conservé en Mairie. Tous les rois de France ont reconnu par lettres patentes ce statut qui n’a pris fin qu’à la révolution le 4 août 1789. Associées entre elles les communautés du Queyras, Montdauphin et Oulx formaient la République des Escartons.


Après plusieurs semaines de fermeture pour cause de déménagement, les Archives départementales des Hautes-Alpes ouvriront leur salle de lecture à compter du 7 mars 2022.

Cette salle sera ouverte au public au
90 lotissement Chantemerle 05230 La Bâtie-Neuve.

Rendez-vous sur le site des Archives pour connaitre les conditions d’accès.


De nouveaux relevés ont été mis en ligne :

  • Romette 1834/1843
  • Gap 1831/1840.
  • Briançon 1825/1862
  • Barret-le-Bas 1704/1812

Les relevés des communes suivantes ont été remis en ligne après vérifications.

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